Soit f définie sur R par f(x)=x2+1 si x<2 et f(x)=ax−1 si x⩾2. Détermine a pour que f
soit continue sur R.
On note E(x) la partie entière de x. Calcule E(2,7), E(−2,7) et E(3). La fonction x↦E(x) est-elle
continue en 3 ? Justifie.
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Sur ]−∞;2[ et sur ]2;+∞[, f est polynomiale donc continue. En 2 : x→2−limf(x)=5 et
f(2)=2a−1. f est continue en 2 si et seulement si 2a−1=5, soit a=3.
E(2,7)=2, E(−2,7)=−3, E(3)=3. Pour x∈[2;3[, E(x)=2, donc x→3−limE(x)=2=E(3) :
E n’est pas continue en 3.
Détermine la limite de chaque suite en citant le théorème utilisé.
an=e1/n (n⩾1)
bn=4+n1 (n⩾1)
cn=(3−0,5n)2
Voir le corrigé
n1→0 et exp est continue en 0 : an→e0=1.
4+n1→4 et la racine carrée est continue en 4 : bn→2.
3−0,5n→3 et x↦x2 est continue en 3 : cn→9.
Exercice 4 — ⭐⭐⭐
Soit (un) définie par u0=0 et un+1=un+42un+3. On note f(x)=x+42x+3 sur [0;+∞[.
Vérifie que f(x)=2−x+45 et déduis-en que f est croissante sur [0;+∞[.
Démontre par récurrence que, pour tout n, 0⩽un⩽un+1⩽1.
Justifie que (un) converge, puis détermine sa limite.
Voir le corrigé
2−x+45=x+42x+8−5=x+42x+3. Sur [0;+∞[, x↦x+4 est croissante et positive, donc
x↦x+45 est décroissante et f est croissante.
f(0)=0,75, f(1)=1. Initialisation : u0=0, u1=0,75 : 0⩽0⩽0,75⩽1. Hérédité : si
0⩽uk⩽uk+1⩽1, alors f(0)⩽uk+1⩽uk+2⩽f(1), donc 0⩽uk+1⩽uk+2⩽1.
Croissante et majorée par 1 : (un) converge vers ℓ∈[0;1]. f est continue sur [0;1], donc f(ℓ)=ℓ :
2ℓ+3=ℓ2+4ℓ, soit ℓ2+2ℓ−3=0, (ℓ−1)(ℓ+3)=0. Comme ℓ⩾0, ℓ=1.
Montre que l’équation f(x)=0 admet une unique solution α dans [0;1].
À la calculatrice (tableau de valeurs), donne un encadrement de α d’amplitude 10−2.
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f est dérivable donc continue sur [0;1] ; f′(x)=3x2+1>0 : f est strictement croissante. f(0)=−1<0 et
f(1)=1>0. Par le corollaire du TVI, f(x)=0 a une unique solution α∈[0;1].
f(0,68)≈−0,0056<0 et f(0,69)≈0,0185>0 : 0,68<α<0,69.
Exercice 6 — ⭐⭐
Soit g(x)=x3−3x+1 sur R.
Étudie les variations de g et dresse son tableau de variations (avec les limites en ±∞).
Combien l’équation g(x)=0 a-t-elle de solutions ? Et l’équation g(x)=4 ?
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g′(x)=3x2−3=3(x−1)(x+1). g croît sur ]−∞;−1] de −∞ à g(−1)=3, décroît sur [−1;1] jusqu’à
g(1)=−1, puis croît sur [1;+∞[ vers +∞.
g(x)=0 : sur chacun des trois intervalles, g est continue, strictement monotone et 0 est entre les valeurs
extrêmes (−∞ et 3 ; 3 et −1 ; −1 et +∞) : trois solutions.
g(x)=4 : sur ]−∞;1], g(x)⩽3<4, pas de solution ; sur [1;+∞[, g croît de −1 à +∞ : une
solution.
Après n étapes, l’amplitude vaut 2n1. 219=524288<106 et 220=1048576>106 : il faut
20 étapes.
Une possibilité :
def f(x): return x**3 + x - 1def dichotomie(a, b, precision): etapes = 0 while b - a > precision: m = (a + b) / 2 if f(a) * f(m) <= 0: b = m else: a = m etapes = etapes + 1 return a, b, etapesprint(dichotomie(0, 1, 1e-6)[2]) # 20
Exercice 8 — ⭐⭐⭐
On cherche les réels x tels que ex=3−x.
Montre que cette équation équivaut à h(x)=0 avec h(x)=ex+x−3.
Montre que h est strictement croissante sur R et détermine ses limites en ±∞.
En déduire que l’équation a une unique solution β, puis que 0<β<1.
Donne un encadrement de β d’amplitude 10−2 (calculatrice ou programme).
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ex=3−x⟺ex+x−3=0.
h′(x)=ex+1>0. En −∞ : ex→0 et x−3→−∞, donc h→−∞ ; en +∞ : h→+∞.
h est continue, strictement croissante, de −∞ à +∞ : h(x)=0 a une unique solution β. h(0)=−2<0 et
h(1)=e−2>0, donc 0<β<1.