Pour chacun des nombres suivants, donne le plus petit ensemble parmi N,
Z, D, Q, R auquel il appartient. On admet que
3 est irrationnel.
12−583367−219234,7
Complète avec ∈ ou ∈/ :
0,5…Z ; −2…N ; 45…D ;
25…N.
Vrai ou faux : « Z⊂N » ? Justifie.
Voir le corrigé
On simplifie d’abord chaque écriture.
12∈N.
−5∈Z (entier négatif, donc pas dans N).
83=0,375 : écriture décimale finie, donc 83∈D.
36=6, donc 36∈N.
7−21=−3, donc 7−21∈Z.
92=0,222… : l’écriture décimale est périodique (le
dénominateur de cette fraction irréductible contient le facteur 3), donc ce
n’est pas un décimal ; c’est un quotient d’entiers : 92∈Q.
3 est irrationnel : le plus petit ensemble est R.
4,7=1047∈D.
0,5∈/Z ; −2∈/N ; 45=1,25∈D ;
25=5∈N.
Faux.−1∈Z mais −1∈/N : ce contre-exemple montre que
Z n’est pas inclus dans N (c’est l’inverse : N⊂Z).
On considère l’implication : « Si un entier est un multiple de 6, alors c’est un
multiple de 3. »
a. Est-elle vraie ? Justifie.
b. Énonce sa réciproque. Est-elle vraie ?
c. Énonce sa contraposée. Est-elle vraie ?
L’implication « Si x2=9, alors x=3 » est-elle vraie ? Et sa réciproque ?
a. Démontre que si n est un entier pair, alors n2 est pair.
b. Énonce la contraposée de cette propriété.
Voir le corrigé
a. Vraie : si n est un multiple de 6, il s’écrit n=6k avec k entier, donc
n=3×(2k) avec 2k entier : n est un multiple de 3.
b. Réciproque : « Si un entier est un multiple de 3, alors c’est un multiple de 6. »
Elle est fausse : 9 est un multiple de 3 mais pas de 6 (contre-exemple).
c. Contraposée : « Si un entier n’est pas un multiple de 3, alors ce n’est pas un
multiple de 6. » Elle est vraie, car elle est toujours vraie en même temps que
l’implication de départ.
L’implication est fausse : x=−3 vérifie x2=9 mais x=3. Sa
réciproque, « si x=3, alors x2=9 », est vraie (32=9).
a. Si n est pair, il existe un entier k tel que n=2k. Alors
n2=(2k)2=4k2=2×(2k2), et 2k2 est un entier : n2 est pair.
b. Contraposée : « Si n2 est impair, alors n est impair. »
3. Des nombres qui ne sont pas décimaux, ou pas rationnels
En t’inspirant de la démonstration du cours pour 31, démontre par l’absurde
que 32 n’est pas un nombre décimal.
On admet que 2 est irrationnel (démontré dans le cours). Démontre par l’absurde
que 1+2 est irrationnel.
Démontre de même que 32 est irrationnel.
Voir le corrigé
Supposons que 32 soit décimal : il existe un entier a et un entier naturel
n tels que 32=10na. En multipliant par 3×10n :
2×10n=3a, donc 2×10n est un multiple de 3. Or 2×10n
s’écrit avec un 2 suivi de n zéros : la somme de ses chiffres vaut 2, qui n’est
pas un multiple de 3. C’est une contradiction : 32 n’est pas décimal.
Supposons que 1+2 soit rationnel : 1+2=qp avec p
entier et q entier non nul. Alors 2=qp−1=qp−q.
Comme p−q et q sont des entiers (q=0), 2 serait rationnel : c’est
une contradiction. Donc 1+2 est irrationnel.
Supposons que 32=qp avec p entier et q entier non nul. Alors
2=3qp, quotient de deux entiers avec 3q=0 : 2 serait
rationnel, ce qui est faux. Donc 32 est irrationnel.
Traduis chaque inégalité par un intervalle, ou chaque intervalle par une inégalité, puis
représente-le sur une droite graduée :
a. −1<x⩽4 b. x⩾−3 c. x∈[0;2[ d. x∈]−∞;−1]
Réponds par vrai ou faux : 4∈]−1;4] ; −1∈]−1;4] ;
π∈[3;3,2].
Résous l’inéquation 5−2x>11 et donne l’ensemble des solutions sous forme
d’intervalle.
Voir le corrigé
a. x∈]−1;4] (ouvert en −1, fermé en 4).
b. x∈[−3;+∞[.
c. 0⩽x<2.
d. x⩽−1.
Sur la droite graduée : on colorie la partie concernée, avec un crochet tourné vers la
partie coloriée si la borne est incluse, vers l’extérieur sinon (et toujours vers
l’extérieur du côté de l’infini).
4∈]−1;4] : vrai (crochet fermé en 4). −1∈]−1;4] : faux
(crochet ouvert en −1). π∈[3;3,2] : vrai, car
π≈3,14 et 3⩽3,14⩽3,2.
5−2x>11⟺−2x>6⟺x<−3 (on divise par −2, négatif : le sens
s’inverse). Donc S=]−∞;−3[.
Dans chaque cas, détermine I∩J et I∪J (en t’aidant d’un schéma).
I=[−4;2] et J=[0;6[.
I=]−∞;1[ et J=[1;5].
I=]−3;+∞[ et J=]−∞;−1].
Détermine [2;9]∩]−∞;5[∩]3;+∞[.
Voir le corrigé
Les réels communs vont de 0 (inclus dans les deux) à 2 (inclus dans I et dans
J) : I∩J=[0;2]. En regroupant : I∪J=[−4;6[.
Le seul point « frontière » est 1, qui est dans J mais pas dans I : aucun réel
n’est dans les deux, donc I∩J=∅. En revanche, les deux intervalles se
raccordent exactement en 1 : I∪J=]−∞;5].
Les réels communs sont strictement supérieurs à −3 et inférieurs ou égaux à −1 :
I∩J=]−3;−1]. Tout réel est dans l’un ou dans l’autre (un réel ⩽−1
est dans J, un réel >−1 est dans I) : I∪J=R.
Sans calculatrice (on pourra utiliser π≈3,14 et 3≈1,73).
Calcule ∣−12∣, ∣5−8∣, ∣π−4∣ et ∣3−1∣.
Calcule la distance entre −6 et 2, puis entre −4,5 et −1.
Résous les équations : a. ∣x−5∣=2 b. ∣x+3∣=4 c. ∣x∣=−1
Résous les inéquations (solution sous forme d’intervalle) :
a. ∣x−1∣⩽2,5 b. ∣x+4∣<1
Écris chaque intervalle à l’aide d’une valeur absolue : a. [−2;8] b. ]1;2[
Voir le corrigé
∣−12∣=12 ; ∣5−8∣=∣−3∣=3 ; comme π<4, π−4<0, donc
∣π−4∣=4−π ; comme 3>1, 3−1>0, donc
∣3−1∣=3−1.
∣−6−2∣=∣−8∣=8. ∣−4,5−(−1)∣=∣−3,5∣=3,5.
a. Les réels à distance 2 de 5 : x=3 ou x=7. S={3;7}.
b. ∣x+3∣=∣x−(−3)∣ : réels à distance 4 de −3 : x=−7 ou x=1.
S={−7;1}.
c. Une valeur absolue n’est jamais négative : aucune solution, S=∅.
a. Centre 1, rayon 2,5 : S=[1−2,5;1+2,5]=[−1,5;3,5].
b. ∣x+4∣=∣x−(−4)∣ : centre −4, rayon 1, inégalité stricte :
S=]−5;−3[.
a. Centre 2−2+8=3, rayon 28−(−2)=5 :
x∈[−2;8]⟺∣x−3∣⩽5.
b. Centre 1,5, rayon 0,5, bornes exclues : x∈]1;2[⟺∣x−1,5∣<0,5.
Exercice 7 — ⭐⭐⭐
Une usine fabrique des vis dont la longueur « nominale » est 40 mm. À cause des
imprécisions de la machine, une vis de longueur L (en mm) est acceptée au contrôle
qualité si ∣L−40∣⩽0,3.
Traduis cette condition par une phrase utilisant le mot « distance », puis donne
l’intervalle des longueurs acceptées.
Quatre vis mesurent 39,65 mm, 40,3 mm, 40,31 mm et 39,8 mm. Lesquelles
sont acceptées ?
Un client exige une tolérance de 0,5% de la longueur nominale. Quel intervalle
de longueurs accepte-t-il ? Parmi les vis de la question 2, lesquelles lui conviennent ?
Une seconde machine produit des vis dont la longueur est toujours dans
l’intervalle [39,85;40,25]. Écris cette condition sous la forme
∣L−c∣⩽r. Toutes ces vis sont-elles acceptées au contrôle de la question 1 ?
Voir le corrigé
La distance entre la longueur de la vis et 40 mm doit être inférieure ou égale à
0,3 mm. Centre 40, rayon 0,3 : L∈[39,7;40,3].
0,5% de 40 mm : 0,005×40=0,2 mm. Le client accepte
∣L−40∣⩽0,2, soit L∈[39,8;40,2]. Parmi les vis acceptées à la
question 2, seule celle de 39,8 mm lui convient (40,3>40,2).
Centre c=239,85+40,25=40,05 ; rayon
r=240,25−39,85=0,2 : ∣L−40,05∣⩽0,2.
Comme 39,7⩽39,85 et 40,25⩽40,3, on a
[39,85;40,25]⊂[39,7;40,3] : toutes ces vis sont acceptées.
Sans utiliser la touche racine carrée de la calculatrice :
a. Encadre 7 entre deux entiers consécutifs, puis au dixième.
b. Encadre 7 au centième.
c. En calculant 2,6452, détermine l’arrondi de 7 au centième.
On veut adapter la fonction Python du cours pour qu’elle encadre a pour
n’importe quel réel a positif. Complète :
def encadrement_racine(a, n): pas = 10 ** (-n) x = 0 while ...........: x = x + pas return (round(x, n), round(x + pas, n))
Qu’affiche print(encadrement_racine(7, 2)) ?
Pourquoi le cours pouvait-il commencer avec x = 1 pour 2, alors qu’il vaut
mieux commencer à x = 0 ici ? Donne un exemple de valeur de a pour laquelle
x = 1 donnerait un résultat faux.
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a. 22=4<7<9=32, donc 2<7<3. On essaie les dixièmes :
2,62=6,76<7 et 2,72=7,29>7, donc 2,6<7<2,7.
b. 2,642=6,9696<7 et 2,652=7,0225>7, donc
2,64<7<2,65.
c. 2,6452=6,996025<7, donc 7>2,645 : 7 est plus proche
de 2,65 que de 2,64. L’arrondi au centième est 2,65.
La condition est (x + pas) ** 2 <= a : on avance tant que le carré du nombre suivant
ne dépasse pas a.
Le programme affiche (2.64, 2.65), ce qui est cohérent avec la question 1.b.
Pour a=2, on sait que 2>1, donc partir de 1 ne fait rien rater. Mais si
a<1, alors a<1 : par exemple pour a=0,5 et n=2 (0,5≈0,71),
la condition (1+0,01)2⩽0,5 est fausse dès le départ, la boucle ne
tourne jamais et la fonction renverrait l’encadrement faux (1;1,01). En partant de
x = 0, on obtient bien (0.7, 0.71).