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Seconde

Ensembles de nombres, intervalles et valeur absolue — Exercices d'application

1. Les ensembles de nombres

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Exercice 1 — ⭐

Sans calculatrice.

  1. Pour chacun des nombres suivants, donne le plus petit ensemble parmi N\mathbb{N}, Z\mathbb{Z}, D\mathbb{D}, Q\mathbb{Q}, R\mathbb{R} auquel il appartient. On admet que 3\sqrt{3} est irrationnel.

    12−53836−2172934,712 \qquad -5 \qquad \frac{3}{8} \qquad \sqrt{36} \qquad \frac{-21}{7} \qquad \frac{2}{9} \qquad \sqrt{3} \qquad 4{,}7

  2. Complète avec ∈\in ou ∉\notin : 0,5…Z0{,}5 \ldots \mathbb{Z} ; −2…N\quad -2 \ldots \mathbb{N} ; 54…D\quad \dfrac{5}{4} \ldots \mathbb{D} ; 25…N\quad \sqrt{25} \ldots \mathbb{N}.

  3. Vrai ou faux : « Z⊂N\mathbb{Z} \subset \mathbb{N} » ? Justifie.

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  1. On simplifie d’abord chaque écriture.
    • 12∈N12 \in \mathbb{N}.
    • −5∈Z-5 \in \mathbb{Z} (entier négatif, donc pas dans N\mathbb{N}).
    • 38=0,375\dfrac{3}{8} = 0{,}375 : écriture décimale finie, donc 38∈D\dfrac{3}{8} \in \mathbb{D}.
    • 36=6\sqrt{36} = 6, donc 36∈N\sqrt{36} \in \mathbb{N}.
    • −217=−3\dfrac{-21}{7} = -3, donc −217∈Z\dfrac{-21}{7} \in \mathbb{Z}.
    • 29=0,222…\dfrac{2}{9} = 0{,}222\ldots : l’écriture décimale est périodique (le dénominateur de cette fraction irréductible contient le facteur 33), donc ce n’est pas un décimal ; c’est un quotient d’entiers : 29∈Q\dfrac{2}{9} \in \mathbb{Q}.
    • 3\sqrt{3} est irrationnel : le plus petit ensemble est R\mathbb{R}.
    • 4,7=4710∈D4{,}7 = \dfrac{47}{10} \in \mathbb{D}.
  2. 0,5∉Z0{,}5 \notin \mathbb{Z} ; −2∉N-2 \notin \mathbb{N} ; 54=1,25∈D\dfrac{5}{4} = 1{,}25 \in \mathbb{D} ; 25=5∈N\sqrt{25} = 5 \in \mathbb{N}.
  3. Faux. −1∈Z-1 \in \mathbb{Z} mais −1∉N-1 \notin \mathbb{N} : ce contre-exemple montre que Z\mathbb{Z} n’est pas inclus dans N\mathbb{N} (c’est l’inverse : N⊂Z\mathbb{N} \subset \mathbb{Z}).

2. Raisonner : implication, réciproque, contraposée

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Exercice 2 — ⭐⭐

  1. On considère l’implication : « Si un entier est un multiple de 66, alors c’est un multiple de 33. » a. Est-elle vraie ? Justifie. b. Énonce sa réciproque. Est-elle vraie ? c. Énonce sa contraposée. Est-elle vraie ?
  2. L’implication « Si x2=9x^2 = 9, alors x=3x = 3 » est-elle vraie ? Et sa réciproque ?
  3. a. Démontre que si nn est un entier pair, alors n2n^2 est pair. b. Énonce la contraposée de cette propriété.
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  1. a. Vraie : si nn est un multiple de 66, il s’écrit n=6kn = 6k avec kk entier, donc n=3×(2k)n = 3 \times (2k) avec 2k2k entier : nn est un multiple de 33. b. Réciproque : « Si un entier est un multiple de 33, alors c’est un multiple de 66. » Elle est fausse : 99 est un multiple de 33 mais pas de 66 (contre-exemple). c. Contraposée : « Si un entier n’est pas un multiple de 33, alors ce n’est pas un multiple de 66. » Elle est vraie, car elle est toujours vraie en même temps que l’implication de départ.
  2. L’implication est fausse : x=−3x = -3 vérifie x2=9x^2 = 9 mais x≠3x \neq 3. Sa réciproque, « si x=3x = 3, alors x2=9x^2 = 9 », est vraie (32=93^2 = 9).
  3. a. Si nn est pair, il existe un entier kk tel que n=2kn = 2k. Alors n2=(2k)2=4k2=2×(2k2)n^2 = (2k)^2 = 4k^2 = 2 \times (2k^2), et 2k22k^2 est un entier : n2n^2 est pair. b. Contraposée : « Si n2n^2 est impair, alors nn est impair. »

3. Des nombres qui ne sont pas décimaux, ou pas rationnels

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Exercice 3 — ⭐⭐⭐

  1. En t’inspirant de la démonstration du cours pour 13\dfrac{1}{3}, démontre par l’absurde que 23\dfrac{2}{3} n’est pas un nombre décimal.
  2. On admet que 2\sqrt{2} est irrationnel (démontré dans le cours). Démontre par l’absurde que 1+21 + \sqrt{2} est irrationnel.
  3. Démontre de même que 323\sqrt{2} est irrationnel.
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  1. Supposons que 23\dfrac{2}{3} soit décimal : il existe un entier aa et un entier naturel nn tels que 23=a10n\dfrac{2}{3} = \dfrac{a}{10^n}. En multipliant par 3×10n3 \times 10^n : 2×10n=3a2 \times 10^n = 3a, donc 2×10n2 \times 10^n est un multiple de 33. Or 2×10n2 \times 10^n s’écrit avec un 22 suivi de nn zéros : la somme de ses chiffres vaut 22, qui n’est pas un multiple de 33. C’est une contradiction : 23\dfrac{2}{3} n’est pas décimal.
  2. Supposons que 1+21 + \sqrt{2} soit rationnel : 1+2=pq1 + \sqrt{2} = \dfrac{p}{q} avec pp entier et qq entier non nul. Alors 2=pq−1=p−qq\sqrt{2} = \dfrac{p}{q} - 1 = \dfrac{p - q}{q}. Comme p−qp - q et qq sont des entiers (q≠0q \neq 0), 2\sqrt{2} serait rationnel : c’est une contradiction. Donc 1+21 + \sqrt{2} est irrationnel.
  3. Supposons que 32=pq3\sqrt{2} = \dfrac{p}{q} avec pp entier et qq entier non nul. Alors 2=p3q\sqrt{2} = \dfrac{p}{3q}, quotient de deux entiers avec 3q≠03q \neq 0 : 2\sqrt{2} serait rationnel, ce qui est faux. Donc 323\sqrt{2} est irrationnel.

4. Les intervalles de nombres réels

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Exercice 4 — ⭐

  1. Traduis chaque inégalité par un intervalle, ou chaque intervalle par une inégalité, puis représente-le sur une droite graduée : a. −1<x⩽4-1 < x \leqslant 4 \qquad b. x⩾−3x \geqslant -3 \qquad c. x∈[0 ; 2[x \in [0\,;\,2[ \qquad d. x∈]−∞ ; −1]x \in ]-\infty\,;\,-1]
  2. Réponds par vrai ou faux : 4∈]−1 ; 4]4 \in ]-1\,;\,4] ; −1∈]−1 ; 4]\quad -1 \in ]-1\,;\,4] ; π∈[3 ; 3,2]\quad \pi \in [3\,;\,3{,}2].
  3. Résous l’inéquation 5−2x>115 - 2x > 11 et donne l’ensemble des solutions sous forme d’intervalle.
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  1. a. x∈]−1 ; 4]x \in ]-1\,;\,4] (ouvert en −1-1, fermé en 44). b. x∈[−3 ; +∞[x \in [-3\,;\,+\infty[. c. 0⩽x<20 \leqslant x < 2. d. x⩽−1x \leqslant -1. Sur la droite graduée : on colorie la partie concernée, avec un crochet tourné vers la partie coloriée si la borne est incluse, vers l’extérieur sinon (et toujours vers l’extérieur du côté de l’infini).
  2. 4∈]−1 ; 4]4 \in ]-1\,;\,4] : vrai (crochet fermé en 44). −1∈]−1 ; 4]-1 \in ]-1\,;\,4] : faux (crochet ouvert en −1-1). π∈[3 ; 3,2]\pi \in [3\,;\,3{,}2] : vrai, car π≈3,14\pi \approx 3{,}14 et 3⩽3,14⩽3,23 \leqslant 3{,}14 \leqslant 3{,}2.
  3. 5−2x>11  ⟺  −2x>6  ⟺  x<−35 - 2x > 11 \iff -2x > 6 \iff x < -3 (on divise par −2-2, négatif : le sens s’inverse). Donc S=]−∞ ; −3[S = ]-\infty\,;\,-3[.

5. Intersection et réunion d’intervalles

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Exercice 5 — ⭐⭐

Dans chaque cas, détermine I∩JI \cap J et I∪JI \cup J (en t’aidant d’un schéma).

  1. I=[−4 ; 2]I = [-4\,;\,2] et J=[0 ; 6[J = [0\,;\,6[.
  2. I=]−∞ ; 1[I = ]-\infty\,;\,1[ et J=[1 ; 5]J = [1\,;\,5].
  3. I=]−3 ; +∞[I = ]-3\,;\,+\infty[ et J=]−∞ ; −1]J = ]-\infty\,;\,-1].
  4. Détermine [2 ; 9]∩]−∞ ; 5[∩]3 ; +∞[[2\,;\,9] \cap ]-\infty\,;\,5[ \cap ]3\,;\,+\infty[.
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  1. Les réels communs vont de 00 (inclus dans les deux) à 22 (inclus dans II et dans JJ) : I∩J=[0 ; 2]I \cap J = [0\,;\,2]. En regroupant : I∪J=[−4 ; 6[I \cup J = [-4\,;\,6[.
  2. Le seul point « frontière » est 11, qui est dans JJ mais pas dans II : aucun réel n’est dans les deux, donc I∩J=∅I \cap J = \varnothing. En revanche, les deux intervalles se raccordent exactement en 11 : I∪J=]−∞ ; 5]I \cup J = ]-\infty\,;\,5].
  3. Les réels communs sont strictement supérieurs à −3-3 et inférieurs ou égaux à −1-1 : I∩J=]−3 ; −1]I \cap J = ]-3\,;\,-1]. Tout réel est dans l’un ou dans l’autre (un réel ⩽−1\leqslant -1 est dans JJ, un réel >−1> -1 est dans II) : I∪J=RI \cup J = \mathbb{R}.
  4. [2 ; 9]∩]−∞ ; 5[=[2 ; 5[[2\,;\,9] \cap ]-\infty\,;\,5[ = [2\,;\,5[, puis [2 ; 5[∩]3 ; +∞[=]3 ; 5[[2\,;\,5[ \cap ]3\,;\,+\infty[ = ]3\,;\,5[.

6. Valeur absolue et distance

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Exercice 6 — ⭐⭐

Sans calculatrice (on pourra utiliser π≈3,14\pi \approx 3{,}14 et 3≈1,73\sqrt{3} \approx 1{,}73).

  1. Calcule ∣−12∣|-12|,   ∣5−8∣\;|5 - 8|,   ∣π−4∣\;|\pi - 4| et   ∣3−1∣\;|\sqrt{3} - 1|.
  2. Calcule la distance entre −6-6 et 22, puis entre −4,5-4{,}5 et −1-1.
  3. Résous les équations : a. ∣x−5∣=2|x - 5| = 2 \quad b. ∣x+3∣=4|x + 3| = 4 \quad c. ∣x∣=−1|x| = -1
  4. Résous les inéquations (solution sous forme d’intervalle) : a. ∣x−1∣⩽2,5|x - 1| \leqslant 2{,}5 \quad b. ∣x+4∣<1|x + 4| < 1
  5. Écris chaque intervalle à l’aide d’une valeur absolue : a. [−2 ; 8][-2\,;\,8] \quad b. ]1 ; 2[]1\,;\,2[
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  1. ∣−12∣=12|-12| = 12 ; ∣5−8∣=∣−3∣=3|5 - 8| = |-3| = 3 ; comme π<4\pi < 4, π−4<0\pi - 4 < 0, donc ∣π−4∣=4−π|\pi - 4| = 4 - \pi ; comme 3>1\sqrt{3} > 1, 3−1>0\sqrt{3} - 1 > 0, donc ∣3−1∣=3−1|\sqrt{3} - 1| = \sqrt{3} - 1.
  2. ∣−6−2∣=∣−8∣=8|-6 - 2| = |-8| = 8.   ∣−4,5−(−1)∣=∣−3,5∣=3,5\;|-4{,}5 - (-1)| = |-3{,}5| = 3{,}5.
  3. a. Les réels à distance 22 de 55 : x=3x = 3 ou x=7x = 7. S={3 ; 7}S = \{3\,;\,7\}. b. ∣x+3∣=∣x−(−3)∣|x + 3| = |x - (-3)| : réels à distance 44 de −3-3 : x=−7x = -7 ou x=1x = 1. S={−7 ; 1}S = \{-7\,;\,1\}. c. Une valeur absolue n’est jamais négative : aucune solution, S=∅S = \varnothing.
  4. a. Centre 11, rayon 2,52{,}5 : S=[1−2,5 ; 1+2,5]=[−1,5 ; 3,5]S = [1 - 2{,}5\,;\,1 + 2{,}5] = [-1{,}5\,;\,3{,}5]. b. ∣x+4∣=∣x−(−4)∣|x + 4| = |x - (-4)| : centre −4-4, rayon 11, inégalité stricte : S=]−5 ; −3[S = ]-5\,;\,-3[.
  5. a. Centre −2+82=3\dfrac{-2 + 8}{2} = 3, rayon 8−(−2)2=5\dfrac{8 - (-2)}{2} = 5 : x∈[−2 ; 8]  ⟺  ∣x−3∣⩽5x \in [-2\,;\,8] \iff |x - 3| \leqslant 5. b. Centre 1,51{,}5, rayon 0,50{,}5, bornes exclues : x∈]1 ; 2[  ⟺  ∣x−1,5∣<0,5x \in ]1\,;\,2[ \iff |x - 1{,}5| < 0{,}5.

Exercice 7 — ⭐⭐⭐

Une usine fabrique des vis dont la longueur « nominale » est 4040 mm. À cause des imprécisions de la machine, une vis de longueur LL (en mm) est acceptée au contrôle qualité si ∣L−40∣⩽0,3|L - 40| \leqslant 0{,}3.

  1. Traduis cette condition par une phrase utilisant le mot « distance », puis donne l’intervalle des longueurs acceptées.
  2. Quatre vis mesurent 39,6539{,}65 mm, 40,340{,}3 mm, 40,3140{,}31 mm et 39,839{,}8 mm. Lesquelles sont acceptées ?
  3. Un client exige une tolérance de 0,5 %0{,}5\,\% de la longueur nominale. Quel intervalle de longueurs accepte-t-il ? Parmi les vis de la question 2, lesquelles lui conviennent ?
  4. Une seconde machine produit des vis dont la longueur est toujours dans l’intervalle [39,85 ; 40,25][39{,}85\,;\,40{,}25]. Écris cette condition sous la forme ∣L−c∣⩽r|L - c| \leqslant r. Toutes ces vis sont-elles acceptées au contrôle de la question 1 ?
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  1. La distance entre la longueur de la vis et 4040 mm doit être inférieure ou égale à 0,30{,}3 mm. Centre 4040, rayon 0,30{,}3 : L∈[39,7 ; 40,3]L \in [39{,}7\,;\,40{,}3].
    • 39,6539{,}65 : distance ∣39,65−40∣=0,35>0,3|39{,}65 - 40| = 0{,}35 > 0{,}3 → refusée.
    • 40,340{,}3 : distance 0,3⩽0,30{,}3 \leqslant 0{,}3 → acceptée (borne incluse).
    • 40,3140{,}31 : distance 0,31>0,30{,}31 > 0{,}3 → refusée.
    • 39,839{,}8 : distance 0,2⩽0,30{,}2 \leqslant 0{,}3 → acceptée.
  2. 0,5 %0{,}5\,\% de 4040 mm : 0,005×40=0,20{,}005 \times 40 = 0{,}2 mm. Le client accepte ∣L−40∣⩽0,2|L - 40| \leqslant 0{,}2, soit L∈[39,8 ; 40,2]L \in [39{,}8\,;\,40{,}2]. Parmi les vis acceptées à la question 2, seule celle de 39,839{,}8 mm lui convient (40,3>40,240{,}3 > 40{,}2).
  3. Centre c=39,85+40,252=40,05c = \dfrac{39{,}85 + 40{,}25}{2} = 40{,}05 ; rayon r=40,25−39,852=0,2r = \dfrac{40{,}25 - 39{,}85}{2} = 0{,}2 : ∣L−40,05∣⩽0,2|L - 40{,}05| \leqslant 0{,}2. Comme 39,7⩽39,8539{,}7 \leqslant 39{,}85 et 40,25⩽40,340{,}25 \leqslant 40{,}3, on a [39,85 ; 40,25]⊂[39,7 ; 40,3][39{,}85\,;\,40{,}25] \subset [39{,}7\,;\,40{,}3] : toutes ces vis sont acceptées.

7. Encadrer et arrondir un nombre réel

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Exercice 8 — ⭐⭐⭐

  1. Sans utiliser la touche racine carrée de la calculatrice : a. Encadre 7\sqrt{7} entre deux entiers consécutifs, puis au dixième. b. Encadre 7\sqrt{7} au centième. c. En calculant 2,64522{,}645^2, détermine l’arrondi de 7\sqrt{7} au centième.
  2. On veut adapter la fonction Python du cours pour qu’elle encadre a\sqrt{a} pour n’importe quel réel aa positif. Complète :
def encadrement_racine(a, n):
    pas = 10 ** (-n)
    x = 0
    while ...........:
        x = x + pas
    return (round(x, n), round(x + pas, n))
  1. Qu’affiche print(encadrement_racine(7, 2)) ?
  2. Pourquoi le cours pouvait-il commencer avec x = 1 pour 2\sqrt{2}, alors qu’il vaut mieux commencer à x = 0 ici ? Donne un exemple de valeur de a pour laquelle x = 1 donnerait un résultat faux.
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  1. a. 22=4<7<9=322^2 = 4 < 7 < 9 = 3^2, donc 2<7<32 < \sqrt{7} < 3. On essaie les dixièmes : 2,62=6,76<72{,}6^2 = 6{,}76 < 7 et 2,72=7,29>72{,}7^2 = 7{,}29 > 7, donc 2,6<7<2,72{,}6 < \sqrt{7} < 2{,}7. b. 2,642=6,9696<72{,}64^2 = 6{,}9696 < 7 et 2,652=7,0225>72{,}65^2 = 7{,}0225 > 7, donc 2,64<7<2,652{,}64 < \sqrt{7} < 2{,}65. c. 2,6452=6,996 025<72{,}645^2 = 6{,}996\,025 < 7, donc 7>2,645\sqrt{7} > 2{,}645 : 7\sqrt{7} est plus proche de 2,652{,}65 que de 2,642{,}64. L’arrondi au centième est 2,652{,}65.
  2. La condition est (x + pas) ** 2 <= a : on avance tant que le carré du nombre suivant ne dépasse pas a.
  3. Le programme affiche (2.64, 2.65), ce qui est cohérent avec la question 1.b.
  4. Pour a=2a = 2, on sait que 2>1\sqrt{2} > 1, donc partir de 11 ne fait rien rater. Mais si a<1a < 1, alors a<1\sqrt{a} < 1 : par exemple pour a=0,5a = 0{,}5 et n=2n = 2 (0,5≈0,71\sqrt{0{,}5} \approx 0{,}71), la condition (1+0,01)2⩽0,5(1 + 0{,}01)^2 \leqslant 0{,}5 est fausse dès le départ, la boucle ne tourne jamais et la fonction renverrait l’encadrement faux (1 ; 1,01)(1\,;\,1{,}01). En partant de x = 0, on obtient bien (0.7, 0.71).