1. Le statut des lettres et des égalités
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Exercice 1 — ⭐
- Pour chaque égalité, dis s’il s’agit d’une identité ou non. Justifie par un calcul ou par
un contre-exemple.
a. 2(x−4)=2x−8 b. (x−2)2=x2−4 c. x2×x3=x6
- Dans la formule P=2(L+ℓ) du périmètre d’un rectangle, on cherche la largeur
ℓ d’un rectangle de longueur L=7 cm et de périmètre P=20 cm. Quel est le
statut de chaque lettre dans cette situation ?
Voir le corrigé
- a. Identité : en développant le membre de gauche, 2(x−4)=2x−8 pour tout x.
b. Pas une identité : pour x=0, le membre de gauche vaut 4 et celui de droite
−4. (En réalité, (x−2)2=x2−4x+4.)
c. Pas une identité : pour x=2, 22×23=32 alors que 26=64. (On a
x2×x3=x5.)
- L et P ont des valeurs connues (ce sont des données) ; ℓ est l’inconnue. Dans
la formule générale, les trois lettres sont des variables : ici on fixe deux d’entre
elles pour trouver la troisième (20=2(7+ℓ) donne ℓ=3 cm).
2. Développer et réduire
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Exercice 2 — ⭐
Développe et réduis :
B=3x(2x−5)−4(x−1)C=(x−2)(3x+1)D=(2x+1)(x−3)−(x+2)(x−5)
Voir le corrigé
- B=6x2−15x−4x+4=6x2−19x+4.
- C=3x2+x−6x−2=3x2−5x−2.
- (2x+1)(x−3)=2x2−6x+x−3=2x2−5x−3 et
(x+2)(x−5)=x2−5x+2x−10=x2−3x−10. Donc
D=2x2−5x−3−(x2−3x−10)=2x2−5x−3−x2+3x+10=x2−2x+7.
3. Les identités remarquables
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Exercice 3 — ⭐⭐
- Développe à l’aide des identités remarquables : (2x−5)2 ; (3x+1)2 ;
(x−4)(x+4) ; (2x+3)2.
- Sans calculatrice. Calcule 1022, 982 et 51×49.
Voir le corrigé
-
- (2x−5)2=4x2−20x+25.
- (3x+1)2=9x2+6x+1.
- (x−4)(x+4)=x2−16.
- (2x+3)2=4x2+2×2x×3+9=4x2+3x+9.
-
- 1022=(100+2)2=10000+400+4=10404.
- 982=(100−2)2=10000−400+4=9604.
- 51×49=(50+1)(50−1)=2500−1=2499.
4. Factoriser
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Exercice 4 — ⭐⭐
Factorise à l’aide d’un facteur commun :
E=6x2−15xF=(2x+1)(x−3)+(2x+1)(4x+5)G=(x+2)2−3(x+2)
Voir le corrigé
- E=3x×2x−3x×5=3x(2x−5).
- Facteur commun (2x+1) : F=(2x+1)[(x−3)+(4x+5)]=(2x+1)(5x+2).
- Facteur commun (x+2) : G=(x+2)[(x+2)−3]=(x+2)(x−1).
Exercice 5 — ⭐⭐
Factorise à l’aide d’une identité remarquable :
H=x2−49I=9x2−30x+25J=(x+1)2−16K=25−(2x−1)2
Voir le corrigé
- H=x2−72=(x−7)(x+7).
- I=(3x)2−2×3x×5+52=(3x−5)2.
- J=(x+1)2−42=(x+1−4)(x+1+4)=(x−3)(x+5).
- K=52−(2x−1)2=[5−(2x−1)][5+(2x−1)]=(6−2x)(2x+4).
On peut encore factoriser par 2 dans chaque parenthèse : K=4(3−x)(x+2).
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Exercice 6 — ⭐⭐⭐
Soit f la fonction définie sur R par f(x)=(2x−1)2−9.
- Montre que f(x)=4x2−4x−8 (forme développée).
- Montre que f(x)=4(x−2)(x+1) (forme factorisée).
- En choisissant à chaque fois la forme la plus adaptée, réponds aux questions :
a. Calcule f(0) et f(21).
b. Résous f(x)=0.
c. Résous f(x)=−9.
d. Résous f(x)=−8.
Voir le corrigé
- (2x−1)2−9=4x2−4x+1−9=4x2−4x−8.
- (2x−1)2−32=(2x−1−3)(2x−1+3)=(2x−4)(2x+2)=2(x−2)×2(x+1)=4(x−2)(x+1).
- a. Forme développée : f(0)=−8. Forme donnée : f(21)=02−9=−9.
b. Forme factorisée : 4(x−2)(x+1)=0. Un produit est nul si et seulement si l’un
de ses facteurs est nul : x=2 ou x=−1.
c. Forme donnée : (2x−1)2−9=−9⟺(2x−1)2=0⟺2x−1=0⟺x=21.
d. Forme développée : 4x2−4x−8=−8⟺4x2−4x=0⟺4x(x−1)=0, donc
x=0 ou x=1.
6. Démontrer avec le calcul littéral
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Exercice 7 — ⭐⭐⭐
- Calcule 1×2×3×4+1, puis 2×3×4×5+1 et
3×4×5×6+1. Que remarques-tu ?
- Développe (n2+3n+1)2 et n(n+1)(n+2)(n+3).
- Démontre que le produit de quatre entiers consécutifs, augmenté de 1, est toujours un
carré parfait.
Voir le corrigé
- 24+1=25=52 ; 120+1=121=112 ; 360+1=361=192. On obtient à chaque
fois un carré parfait.
- (n2+3n+1)2=n4+9n2+1+2×n2×3n+2×n2×1+2×3n×1=n4+6n3+11n2+6n+1.
Et n(n+3)=n2+3n, (n+1)(n+2)=n2+3n+2, donc
n(n+1)(n+2)(n+3)=(n2+3n)(n2+3n+2)=n4+3n3+2n2+3n3+9n2+6n=n4+6n3+11n2+6n.
- D’après la question 2, n(n+1)(n+2)(n+3)+1=n4+6n3+11n2+6n+1=(n2+3n+1)2.
Si n est un entier, n2+3n+1 est un entier : le résultat est bien le carré d’un
entier. (Vérification : pour n=3, n2+3n+1=19.)
Exercice 8 — ⭐⭐
On reprend la fonction teste_egalite du cours.
- Modifie les fonctions
f et g pour tester l’égalité (x+3)2=x2+6x+9. Que
doit afficher le programme ?
- Karim teste l’égalité x3=x avec un programme qui essaie seulement x=−1, x=0
et x=1. Il ne trouve aucun contre-exemple et conclut que c’est une identité. Qu’en
penses-tu ?
- Pourquoi le programme ne peut-il pas démontrer qu’une égalité est une identité ?
Voir le corrigé
- On écrit
return (x + 3) ** 2 pour f et return x ** 2 + 6 * x + 9 pour g. Comme
c’est une identité, aucune valeur ne donne de différence : le programme affiche
aucun contre-exemple trouvé.
- Karim a tort : pour x=2, x3=8 alors que x=2. L’égalité n’est vraie que pour
quelques valeurs (−1, 0 et 1) : c’est une équation, pas une identité. Il a eu
la malchance de ne tester que ses solutions.
- Le programme ne teste qu’un nombre fini de valeurs (ici 21 entiers), alors qu’une
identité doit être vraie pour tous les réels. Seul un calcul littéral (développer,
factoriser) permet de conclure.