Une expérience aléatoire est une expérience dont on ne peut pas prévoir le résultat à l’avance, comme lancer un dé ou tirer une carte. Chaque résultat possible s’appelle une issue. Un évènement est un ensemble d’une ou plusieurs issues qui nous intéressent particulièrement.
Exemple. On lance un dé à 6 faces. C’est une expérience aléatoire. Les issues possibles sont 1,2,3,4,5,6. L’évènement « obtenir un nombre pair » regroupe les issues 2, 4 et 6.
Autre exemple. On tire une carte au hasard dans un jeu de 32 cartes. L’expérience est le tirage, les issues sont les 32 cartes possibles, et l’évènement « tirer un roi » regroupe les 4 rois du jeu.
📋 Méthode — Identifier expérience, issues et évènement
Repère l’action réalisée au hasard : c’est l’expérience aléatoire.
Liste tous les résultats possibles de cette expérience : ce sont les issues.
Repère les issues qui correspondent à la situation décrite : elles forment l’évènement étudié.
2. Calculer une probabilité en cas d’équiprobabilité
Quand toutes les issues d’une expérience ont la même chance de se réaliser, on dit qu’il y a équiprobabilité. Dans ce cas, la probabilité d’un évènement se calcule en divisant le nombre d’issues favorables (celles qui réalisent l’évènement) par le nombre total d’issues possibles.
P(eˊveˋnement)=nombre total d’issuesnombre d’issues favorables
Exemple. On lance un dé équilibré à 6 faces. La probabilité d’obtenir un nombre pair est 63=21, car 3 issues favorables (2, 4, 6) sur 6 issues possibles au total.
Autre exemple. Dans un sac contenant 4 boules rouges et 6 boules bleues (toutes indiscernables au toucher), la probabilité de tirer une boule rouge est 104=0,4.
📋 Méthode — Calculer une probabilité
Vérifie que toutes les issues ont la même chance de se produire (équiprobabilité).
Compte le nombre total d’issues possibles.
Compte le nombre d’issues favorables à l’évènement étudié.
Divise le nombre d’issues favorables par le nombre total d’issues.
3. Répéter une expérience et exploiter des fréquences
Quand on répète plusieurs fois la même expérience aléatoire et qu’on note les résultats obtenus, les fréquences observées se rapprochent en général de la probabilité théorique lorsque le nombre de répétitions augmente. Cela permet de vérifier expérimentalement (ou d’estimer) une probabilité.
Exemple. On lance 100 fois une pièce équilibrée et on obtient 48 fois pile. La fréquence observée est 10048=0,48, très proche de la probabilité théorique de 0,5 (une chance sur deux).
📋 Méthode — Exploiter les résultats d'une expérience répétée
Note le résultat de chaque répétition dans un tableau d’effectifs.
Calcule la fréquence de l’évènement étudié (effectif de l’évènement divisé par le nombre total de répétitions).
Compare cette fréquence à la probabilité théorique si elle est connue : plus le nombre de répétitions est grand, plus elles ont tendance à se rapprocher.
Une probabilité est toujours un nombre compris entre 0 et 1 (ou entre 0 % et 100 %). Plus ce nombre est proche de 1, plus l’évènement a de chances de se réaliser.
Un évènement impossible (qui ne peut jamais se produire) a une probabilité égale à 0.
Un évènement certain (qui se produit toujours) a une probabilité égale à 1.
Un évènement qui a « autant de chances de se réaliser que de ne pas se réaliser » a une probabilité de 21.
Une autre propriété utile : si on additionne les probabilités de toutes les issues possibles d’une expérience aléatoire, on obtient toujours 1 (car l’une de ces issues se réalise forcément).
Exemple. On lance un dé équilibré à 6 faces. L’évènement « obtenir un nombre supérieur à 6 » est impossible : sa probabilité est 0. L’évènement « obtenir un nombre inférieur ou égal à 6 » est certain : sa probabilité est 1. Et si on additionne les probabilités des 6 issues possibles, on retrouve 61×6=1.
Sur une échelle graduée de 0 à 1, chaque probabilité se situe entre l'impossible et le certain.📋 Méthode — Situer une probabilité sur une échelle
Vérifie si l’évènement ne peut jamais se produire (probabilité 0) ou s’il se produit toujours (probabilité 1).
Sinon, calcule sa probabilité comme au paragraphe 2.
Situe cette valeur sur une échelle entre 0 (impossible) et 1 (certain) pour juger si l’évènement est peu probable, aussi probable que son contraire, ou probable.
Si tu connais toutes les issues, tu peux vérifier que la somme de leurs probabilités vaut bien 1.