Définir un nombre relatif, son opposé et sa valeur absolue
Comparer et ranger des nombres relatifs
Additionner deux ou plusieurs nombres relatifs
Soustraire deux nombres relatifs
Savoir quand les parenthèses sont indispensables et simplifier une écriture
Résoudre des problèmes avec des nombres relatifs
Notions clésnombre relatif, opposé, valeur absolueaddition et soustraction de relatifsécriture simplifiée d'une somme
1. Découvrir les nombres relatifs
Certaines grandeurs peuvent prendre des valeurs inférieures à zéro : une température peut descendre sous 0°C, une altitude peut être sous le niveau de la mer, un compte bancaire peut être débiteur. Pour représenter cela, on utilise les nombres relatifs : chaque nombre est précédé d’un signe + (positif) ou − (négatif).
Deux nombres relatifs comme +5 et −5 sont dits opposés : ils ont la même distance à zéro, mais des signes contraires. Cette distance à zéro s’appelle la valeur absolue du nombre : la valeur absolue de −5 est 5.
Exemple. Il fait −3°C ce matin, puis la température monte de 8°C dans l’après-midi. Le nombre −3 représente la température de départ, sous zéro.
Autre exemple. Un plongeur se trouve à −15 m (15 mètres sous la surface de l’eau), tandis qu’un immeuble voisin culmine à +40 m. L’opposé de −15 est +15 : c’est la profondeur qu’il faudrait remonter pour rejoindre exactement le niveau de la mer.
📋 Méthode — Identifier opposé et valeur absolue
Le signe indique si le nombre est positif ou négatif.
L’opposé d’un nombre s’obtient en changeant son signe (le nombre reste identique).
La valeur absolue est la distance à zéro : elle est toujours positive ou nulle, quel que soit le signe du nombre de départ.
Sur une droite graduée, plus on va vers la droite, plus les nombres sont grands — cela reste vrai avec les négatifs. Un nombre négatif est toujours plus petit qu’un nombre positif. Entre deux nombres négatifs, celui qui a la plus grande valeur absolue est en réalité le plus petit.
Exemple. Comparons −7 et −2. Leurs valeurs absolues sont 7 et 2 : comme 7>2, on a −7<−2 (on le vérifie sur la droite graduée : −7 est plus à gauche que −2).
Autre exemple. Rangeons −4, 2, −9 et 0 du plus petit au plus grand. Les nombres négatifs (−9 et −4) sont toujours avant les nombres positifs ou nuls (0 et 2). Entre −9 et −4, la valeur absolue 9 est plus grande que 4, donc −9<−4. On obtient : −9<−4<0<2.
📋 Méthode — Comparer deux nombres relatifs
Si les signes sont différents, le négatif est toujours plus petit que le positif.
Si les deux nombres sont négatifs, compare leurs valeurs absolues : celui qui a la plus grande valeur absolue est le plus petit des deux.
Si les deux nombres sont positifs, compare-les normalement.
Même signe : on additionne les valeurs absolues, et on garde le signe commun.
Signes différents : on soustrait la plus petite valeur absolue de la plus grande, et on garde le signe du nombre qui a la plus grande valeur absolue.
Exemple.(−4)+(−6)=−10 (même signe : on additionne 4 et 6, on garde le signe −).
Autre exemple.(−9)+(+3)=−6 (signes différents : 9−3=6, on garde le signe du plus grand en valeur absolue, ici −9).
Quand plusieurs relatifs s’additionnent à la suite, on peut les traiter dans l’ordre qu’on préfère, ou regrouper d’abord les positifs entre eux et les négatifs entre eux.
📋 Méthode — Additionner deux nombres relatifs
Regarde si les deux nombres ont le même signe ou des signes différents.
Même signe : additionne les valeurs absolues, garde le signe commun.
Signes différents : soustrais la plus petite valeur absolue de la plus grande, garde le signe du nombre le plus « fort ».
Soustraire un nombre relatif revient toujours à additionner son opposé. Cette règle transforme systématiquement une soustraction en addition, ce qui permet de réutiliser directement la méthode de la section précédente.
Exemple.(−5)−(+2)=(−5)+(−2)=−7. On a remplacé « soustraire +2 » par « additionner −2 », son opposé.
Autre exemple.(−6)−(−2)=(−6)+(+2)=−4. On a remplacé « soustraire −2 » par « additionner +2 », l’opposé de −2 — c’est là que se logent la plupart des erreurs de signe, alors prends le temps de bien réécrire chaque étape.
📋 Méthode — Soustraire un nombre relatif
Remplace la soustraction par une addition de l’opposé du second nombre.
Applique ensuite la méthode de l’addition (même signe ou signes différents).
Certaines écritures ont besoin de parenthèses pour rester claires : 5−(−3) n’a pas le même sens si on enlève les parenthèses. Une fois la transformation en addition faite, on peut souvent simplifier l’écriture en enlevant les parenthèses et le signe + devant chaque terme, ce qui allège les calculs à rallonge.
Règle des signes qui se suivent. Quand un signe d’opération et le signe d’un nombre se retrouvent l’un à côté de l’autre, ils se combinent toujours de la même façon :
Signes qui se suivent
Signe obtenu
+ suivi de +
+
− suivi de −
+
+ suivi de −
−
− suivi de +
−
Deux signes identiques donnent +, deux signes différents donnent −. C’est exactement cette règle qui permet de passer directement d’une écriture avec parenthèses à l’écriture simplifiée, sans repasser par « soustraire, c’est additionner l’opposé » à chaque fois.
La règle des signes qui se suivent : deux signes identiques (++ ou −−) donnent +, deux signes
différents (+− ou −+) donnent −.
Exemple.(+7)+(−4)−(+2) se transforme et se simplifie en 7−4−2, qui se calcule directement : 7−4−2=1.
Autre exemple.(−3)−(−8)+(−5) se transforme d’abord en (−3)+(+8)+(−5), puis se simplifie en −3+8−5, qui donne 0.
📋 Méthode — Simplifier l'écriture d'une somme
Transforme chaque soustraction en addition de l’opposé si nécessaire.
Retire les parenthèses et le signe + devant chaque terme positif.
Calcule l’expression simplifiée en respectant l’ordre gauche à droite.
Les situations de température, d’altitude ou de solde bancaire se traduisent naturellement par des calculs de relatifs : identifier l’état de départ, les variations (positives ou négatives), puis additionner le tout donne l’état final.
Exemple. Un plongeur se trouve à −12 m sous la surface. Il remonte de 5 m, puis redescend de 8 m. À quelle profondeur se trouve-t-il ? (−12)+(+5)+(−8)=−15 : il est à 15 m sous la surface.