Additionner et soustraire des fractions (même dénominateur, puis dénominateurs différents)
Simplifier une fraction
Reconnaître et produire des fractions égales
Comparer des fractions
Résoudre des problèmes impliquant des fractions
Notions clésaddition et soustraction de fractionssimplification, PGCDfractions égales, produit en croixcomparaison de fractions
Chaque section se termine par un bloc Méthode que tu peux déplier pour revoir la démarche pas à pas, et par un lien direct vers les exercices correspondants.
1. Additionner et soustraire des fractions : même dénominateur
Quand deux fractions ont le même dénominateur, les additionner ou les soustraire est simple : on additionne (ou on soustrait) les numérateurs, et le dénominateur reste inchangé.
ba+bc=ba+cba−bc=ba−c
Pourquoi ça marche ? Imagine des tiers de pizza. Si tu as 2 tiers et qu’un ami t’en donne encore 3 tiers, tu en as désormais 2+3=5 en tout — et ce sont toujours des tiers, donc le dénominateur ne change pas.
Exemple.73+72=73+2=75
Autre exemple.611−65=611−5=66=1
Attention à l’ordre des opérations : quand plusieurs additions et soustractions se suivent, on les effectue de gauche à droite, l’une après l’autre.
Exemple.53+51−52=53+1−2=52
📋 Méthode — Additionner ou soustraire deux fractions de même dénominateur
Vérifie que les deux fractions ont bien le même dénominateur.
Additionne (ou soustrais) les numérateurs entre eux.
Une fraction n’est pas toujours écrite sous sa forme la plus simple. Par exemple, 96 peut aussi s’écrire 32 : c’est la même valeur, mais une écriture plus facile à lire et à manipuler.
Simplifier une fraction, c’est donc trouver une fraction qui lui est égale, mais avec des nombres plus petits. Pour cela, on divise le numérateur et le dénominateur par un même diviseur commun, autant de fois que nécessaire.
Exemple. Pour simplifier 1812 :
12 et 18 sont tous les deux divisibles par 2 : 1812=96
6 et 9 sont tous les deux divisibles par 3 : 96=32
2 et 3 n’ont plus aucun diviseur commun (à part 1) : 32 est donc irréductible.
Si tu connais déjà le PGCD (le plus grand diviseur commun du numérateur et du dénominateur), tu peux diviser directement par lui pour simplifier en une seule étape, au lieu d’y aller petit à petit.
📋 Méthode — Simplifier une fraction
Cherche un nombre qui divise à la fois le numérateur et le dénominateur.
Divise les deux par ce nombre.
Recommence tant qu’il existe encore un diviseur commun autre que 1.
Quand ce n’est plus le cas, la fraction obtenue est irréductible.
Manger 42 d’une pizza revient exactement au même que d’en manger 21 : ce sont deux façons différentes d’écrire la même quantité. On dit que 42 et 21 sont des fractions égales.
Cela repose sur une propriété importante : on peut multiplier (ou diviser) le numérateur et le dénominateur d’une fraction par un même nombre non nul, sans que cela change sa valeur.
ba=b×ka×k=b÷ka÷k(aˋ condition que k=0)
Pour vérifier que deux fractions ba et dc sont égales, on utilise le produit en croix : elles sont égales si et seulement si a×d=b×c.
Exemple.43 et 86 sont-elles égales ? On calcule les deux produits en croix : 3×8=24 et 4×6=24. Comme les deux résultats sont identiques, les fractions sont bien égales.
📋 Méthode — Vérifier ou produire une fraction égale
Pour vérifier que deux fractions sont égales : calcule les deux produits en croix ; si les résultats coïncident, les fractions sont égales.
Pour produire une fraction égale à partir d’un dénominateur (ou d’un numérateur) imposé : repère par quel nombre le terme connu a été multiplié, puis applique cette même multiplication à l’autre terme.
Quand les dénominateurs sont les mêmes, la comparaison est directe : il suffit de comparer les numérateurs. La fraction qui a le plus grand numérateur est la plus grande des deux.
Exemple.72<75, car 2 est plus petit que 5.
Quand les numérateurs sont les mêmes, il faut comparer les dénominateurs, mais en sens inverse : la fraction qui a le plus petit dénominateur est la plus grande, car ses parts sont plus grosses.
Exemple.53>73, car 5 est plus petit que 7 (des cinquièmes sont plus gros que des septièmes).
Une astuce très utile — comparer à 21 : on compare simplement le numérateur à la moitié du dénominateur.
Exemple. Pour 73 : la moitié de 7 vaut 3,5. Comme 3 est plus petit que 3,5, on peut affirmer que 73<21, sans avoir besoin d’aucun autre calcul.
Dans le cas général (ni le numérateur ni le dénominateur ne sont identiques), on ramène d’abord les deux fractions au même dénominateur en les réécrivant sous une forme égale, puis on compare les numérateurs comme dans le premier cas.
📋 Méthode — Comparer deux fractions
Si les deux fractions ont le même dénominateur, compare directement les numérateurs.
Si elles ont le même numérateur, compare les dénominateurs, mais en sens inverse.
Sinon, ramène-les d’abord au même dénominateur, puis compare les numérateurs.
Astuce rapide pour gagner du temps : compare chaque fraction à 21 ou à 1.
5. Additionner et soustraire des fractions : dénominateurs différents
On ne peut pas additionner directement des tiers et des quarts, tout comme on n’additionne pas des mètres et des centimètres sans les convertir d’abord. Il faut transformer chaque fraction en une fraction qui lui est égale, de manière à obtenir le même dénominateur pour les deux — puis on applique la règle simple vue à la section 1.
Exemple. Calculer 31+41.
On choisit un dénominateur commun : ici, 3×4=12 convient bien.
31=124 et 41=123
31+41=124+123=127
Pour additionner 31 et 41, on les ramène d'abord au même
dénominateur 12 (31=124 et 41=123), puis on
additionne les numérateurs : 124+123=127.
⚠️ Attention, c’est l’erreur la plus fréquente sur ce chapitre : il ne faut jamais additionner les dénominateurs entre eux. 31+41 n’est pas égal à 71.
📋 Méthode — Additionner ou soustraire deux fractions de dénominateurs différents
Trouve un dénominateur commun aux deux fractions (idéalement le plus petit possible, appelé PPCM).
Transforme chaque fraction en une fraction égale possédant ce dénominateur commun.
Additionne (ou soustrais) les numérateurs ; le dénominateur reste inchangé.
Les fractions ne servent pas seulement à faire des calculs abstraits : elles permettent de modéliser des situations bien réelles, comme des partages, des quantités, des grandeurs ou des budgets.
Exemple. Un pichet contient 65 litre de jus d’orange. On en verse 31 litre dans un verre. Quelle quantité de jus reste-t-il dans le pichet ?
65−31=65−62=63=21 litre.
📋 Méthode — Modéliser un problème avec des fractions
Identifie le tout, c’est-à-dire la quantité de référence de la situation.
Traduis la situation en fractions.
Effectue les calculs nécessaires (sections 1 à 5).
Vérifie que ta réponse a du sens par rapport à l’énoncé de départ.