Chaque section se termine par un bloc Méthode que tu peux déplier pour revoir la démarche pas à pas, et par un lien direct vers les exercices correspondants.
1. Désigner un nombre par une lettre
En mathématiques, on utilise souvent une lettre pour représenter un nombre que l’on ne connaît pas encore, ou qui peut prendre plusieurs valeurs différentes. Une expression construite avec des lettres et des nombres s’appelle une expression littérale. Elle permet d’écrire une formule, valable pour n’importe quelle valeur de la lettre.
Exemple. Le périmètre d’un carré de côté c s’écrit P=4×c, ou plus simplement P=4c (en mathématiques, on peut supprimer le signe × entre un nombre et une lettre).
Une fois la formule écrite, on peut calculer sa valeur pour un nombre précis : c’est la substitution, on remplace la lettre par sa valeur puis on effectue le calcul.
Autre exemple. Calculer P=4c pour c=6,5 cm. On remplace : P=4×6,5=26 cm.
📋 Méthode — Produire une formule et calculer sa valeur
Identifie la grandeur cherchée et les grandeurs connues du problème.
Traduis la relation entre elles par une expression littérale.
Pour calculer une valeur, remplace chaque lettre par le nombre donné, puis calcule en respectant les priorités opératoires.
Une égalité littérale comme 2x+1=9 peut être vraie pour certaines valeurs de x, et fausse pour d’autres. Tester une égalité, c’est remplacer la lettre par une valeur donnée dans les deux membres de l’égalité (à gauche et à droite du signe =), puis vérifier si les deux résultats coïncident.
Exemple. L’égalité 2x+1=9 est-elle vraie pour x=4 ? On calcule le membre de gauche : 2×4+1=9. Le membre de droite vaut 9. Les deux résultats sont égaux : l’égalité est vraie pour x=4.
Autre exemple. La même égalité est-elle vraie pour x=3 ? On calcule : 2×3+1=7, ce qui est différent de 9. L’égalité est donc fausse pour x=3 : on dit que x=3 est un contre-exemple.
📋 Méthode — Tester une égalité littérale
Remplace la lettre par la valeur donnée dans le membre de gauche, puis calcule.
Fais de même dans le membre de droite.
Compare les deux résultats : s’ils sont égaux, l’égalité est vraie pour cette valeur ; sinon, elle est fausse, et la valeur testée est un contre-exemple.
3. La distributivité simple : développer une expression
Calculer 5×(3+2) peut se faire de deux façons : soit en calculant d’abord la parenthèse (5×5=25), soit en distribuant la multiplication sur chaque terme (5×3+5×2=15+10=25). Les deux méthodes donnent le même résultat : c’est la propriété de distributivité, essentielle quand la parenthèse contient une lettre et ne peut donc pas être calculée directement.
k×(a+b)=k×a+k×b
Développer, c’est transformer une écriture avec parenthèses en une somme sans parenthèses, en appliquant cette règle.
Exemple. Développer 4×(x+3). On distribue : 4×(x+3)=4×x+4×3=4x+12.
Autre exemple. Développer 3(2x−5). On distribue en faisant attention au signe : 3×2x−3×5=6x−15.
⚠️ Attention, c’est le piège le plus fréquent de ce chapitre : il faut multiplier chaque terme de la parenthèse par le nombre extérieur, jamais un seul. 4(x+3) n’est pas égal à 4x+3, mais bien à 4x+12.
📋 Méthode — Développer avec la distributivité simple
Repère le nombre situé devant la parenthèse.
Multiplie-le par le premier terme de la parenthèse.
Multiplie-le par le second terme de la parenthèse, en conservant son signe.
Additionne (ou soustrais) les deux résultats obtenus.
Factoriser, c’est l’opération inverse de développer : transformer une somme comme 6x+15 en un produit, en repérant le nombre qui divise tous les termes (le facteur commun).
Exemple. Factoriser 6x+15. Le facteur commun à 6x et 15 est 3, car 6x=3×2x et 15=3×5 : on obtient 6x+15=3×2x+3×5=3(2x+5).
📋 Méthode — Factoriser en cherchant un facteur commun
Repère un nombre qui divise chacun des termes de la somme : c’est le facteur commun.
Écris chaque terme comme le produit de ce facteur commun par un autre nombre (ou une expression avec la lettre).
Regroupe le facteur commun devant une parenthèse contenant les deux autres nombres.
Vérifie en redéveloppant : tu dois retrouver l’expression de départ.
Une expression comme 3x+5x contient deux termes « en x » : on peut les regrouper en un seul, exactement comme 3 pommes +5 pommes =8 pommes. Réduire une expression, c’est regrouper entre eux les termes de même nature pour obtenir une écriture plus courte.
Exemple. Réduire 5x+3+2x+7. On regroupe les termes en x entre eux (5x+2x=7x) et les nombres seuls entre eux (3+7=10) : on obtient 7x+10.
Autre exemple. Réduire 8x−3x+4. Les termes en x se regroupent : 8x−3x=5x. Il reste 5x+4.
📋 Méthode — Réduire une expression
Repère les termes qui contiennent la même lettre : ce sont des termes « de même nature ».
Additionne (ou soustrais) entre eux les termes de même nature.
Additionne (ou soustrais) entre eux les nombres seuls, sans lettre.
Écris le résultat sous la forme la plus courte possible.
Une équation est une égalité contenant une lettre inconnue, que l’on cherche à déterminer. Résoudre l’équation x+a=b, c’est trouver la valeur de x qui rend l’égalité vraie. On utilise l’opération inverse de l’addition, la soustraction, en l’appliquant des deux côtés de l’égalité.
Exemple. Résoudre x+7=12. On soustrait 7 des deux côtés : x=12−7, donc x=5. On vérifie : 5+7=12 ✓.
Une équation, c'est comme une balance à l'équilibre : pour garder l'équilibre, il faut
faire la même opération sur les deux plateaux — ici, retirer 7 de chaque côté.
Autre exemple. Résoudre x−4=9 (une soustraction se traite de la même façon, avec l’opération inverse : l’addition). On ajoute 4 des deux côtés : x=9+4, donc x=13. On vérifie : 13−4=9 ✓.
📋 Méthode — Résoudre une équation x + a = b
Identifie le nombre ajouté (ou soustrait) à x.
Applique l’opération inverse (soustraction si c’était une addition, addition si c’était une soustraction) au second membre.
Calcule la valeur de x.
Vérifie en remplaçant x par cette valeur dans l’équation de départ.
De la même façon, résoudre a×x=b consiste à isoler x en utilisant l’opération inverse de la multiplication : la division. On divise les deux membres de l’égalité par a.
Exemple. Résoudre 5x=35. On divise les deux côtés par 5 : x=35÷5, donc x=7. On vérifie : 5×7=35 ✓.
Autre exemple. Résoudre 3x=10,5. On divise les deux côtés par 3 : x=10,5÷3, donc x=3,5. On vérifie : 3×3,5=10,5 ✓.
📋 Méthode — Résoudre une équation a × x = b
Identifie le nombre qui multiplie x.
Divise les deux membres de l’équation par ce nombre.
Calcule la valeur de x.
Vérifie en remplaçant x par cette valeur dans l’équation de départ.
Une équation permet de résoudre des problèmes concrets : on traduit d’abord la situation par une égalité contenant une inconnue, puis on résout cette équation avec les méthodes précédentes.
Exemple. Léa a 8 € de plus que Sami. Ensemble, ils ont 34 €. Combien Sami a-t-il d’argent ? On appelle x la somme de Sami. Léa a alors x+8. Ensemble : x+(x+8)=34, soit 2x+8=34. On réduit puis on résout : 2x=26, donc x=13. Sami a 13 €.
📋 Méthode — Modéliser un problème par une équation
Choisis une lettre pour représenter l’inconnue du problème.
Traduis chaque information de l’énoncé en une expression littérale.
Écris l’équation correspondant à la situation.
Résous l’équation, puis vérifie que la solution a du sens dans le contexte du problème.