Multiplier deux nombres relatifs, y compris quand les deux sont négatifs
Connaître et justifier la règle des signes
Diviser deux nombres relatifs
Calculer un enchaînement d'opérations avec des nombres relatifs
Traduire un programme de calcul en une expression avec des relatifs
Notions clésrègle des signesproduit de deux relatifsquotient de deux relatifsenchaînement d'opérations
1. Multiplier deux nombres relatifs
Propriété — règle des signes. Pour multiplier deux nombres relatifs, on multiplie
leurs valeurs absolues (les nombres « sans le signe »), puis on applique la règle
suivante pour le signe du résultat :
le produit de deux nombres de même signe est positif ;
le produit de deux nombres de signes différents est négatif.
La règle des signes de la multiplication (et de la division) : deux signes identiques donnent +, deux signes différents donnent −.
Un cas particulier utile : multiplier par −1. Multiplier un nombre par −1 donne
toujours son opposé (le même nombre, avec le signe contraire).
Exemple.(−1)×8=−8 et (−1)×(−15)=15 : dans les deux cas, on
obtient l’opposé du nombre de départ. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’on note
souvent l’opposé d’un nombre a par −a, qui peut se lire « (−1)×a ».
Méthode. La règle des signes n’est pas une convention arbitraire : elle découle de la
distributivité. Pour comprendre pourquoi (−4)×(−3)=12, on peut observer que
(−4)×(3+(−3))=(−4)×0=0. Or (−4)×(3+(−3))=(−4)×3+(−4)×(−3)=−12+(−4)×(−3). Pour que cette somme fasse 0,
il faut que (−4)×(−3)=12.
Astuce. Pour retenir rapidement la règle des signes dans un produit de plusieurs
facteurs, on peut compter le nombre de facteurs négatifs : un nombre pair de facteurs
négatifs donne un résultat positif, un nombre impair donne un résultat négatif.
Exemple.(−2)×(−3)×(−5)=−30 : trois facteurs négatifs (nombre
impair), le résultat est négatif.
Propriété. La division de deux nombres relatifs suit exactement la même règle des
signes que la multiplication : on divise les valeurs absolues, et le quotient est positif
si les deux nombres ont le même signe, négatif s’ils ont des signes différents.
4. Enchaîner des opérations avec des nombres relatifs
Attention. Dans un enchaînement d’opérations, les priorités opératoires restent les
mêmes qu’avec les nombres positifs : on effectue d’abord les multiplications et divisions,
puis les additions et soustractions, sauf indication contraire donnée par des parenthèses.
📋 Méthode — Calculer un enchaînement d'opérations avec des relatifs
Repérer les parenthèses et calculer en priorité ce qu’elles contiennent.
Effectuer ensuite les multiplications et les divisions, de gauche à droite.
Terminer par les additions et les soustractions, de gauche à droite.
Vérifier le signe de chaque résultat intermédiaire à l’aide de la règle des signes.
Exemple. Calculons A=5−3×(−2)+(−8)÷4. On calcule d’abord les
produits et quotients : 3×(−2)=−6 et (−8)÷4=−2. On obtient
A=5−(−6)+(−2)=5+6−2=9.
Traduire un programme de calcul. On retrouve ici la méthode déjà vue pour traduire un
programme de calcul en expression (chapitre « Règles de calcul » de 5e), appliquée cette
fois à des nombres relatifs.
Exemple. Programme de calcul : Choisis un nombre. Multiplie-le par −3. Ajoute
7. En appelant n le nombre choisi, ce programme se traduit par l’expression
−3n+7. Pour n=−4 : −3×(−4)+7=12+7=19.